« à 50 ans, le campus évolueet s'ouvre sur la ville »

Propos recueillis par Chantal Féminier

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éographe et urbaniste, Gilles Peissel a été chargé par les Presses universitaires de Grenoble de retracer les 50 ans du campus de Saint-Martin-d'Hères*.

A 50 ans, le campus de Grenoble est-il parmi les plus anciens ?
Non, il est né, comme les autres, au début des années soixante, au moment où la génération du baby-boom ne tenait plus dans les universités de centre-ville.
Quelle est sa spécificité ?
Il est d'abord d'une grande qualité architecturale. J'en ai découvert l'ampleur à l'occasion de ce livre alors que j'ai moi-même étudié là ! C'est aussi et surtout un campus ouvert, très beau, avec une ambiance paysagère. C'était le vœu de ses fondateurs d'avoir un campus à l'américaine, décloisonné.
Ce but est-il atteint ?
Au-delà des grands espaces, il a toujours manqué au campus grenoblois une vie autre qu'étudiante. Aux Etats-Unis, les universités accueillent plusieurs activités qui ne sont pas liées aux études. Mais cela évolue et le campus s'ouvre sur la ville. L'arrivée du tram a participé à cette ouverture. Puis, dans les années 2000, des commerces et services (banque, agence de voyages, salon de coiffure…) sont apparus autour de l'arrêt Bibliothèque. L'Opération campus va poursuivre dans ce sens avec la création de liens, au sud, sous forme d'avenues, avec Saint-Martin-d'Hères et, au nord, grâce à un pont sur l'Isère, avec Innovallée.
* Grenoble, un campus entre ville et montagne. Gilles Peissel. PUG. Parution le 4 octobre.

fête de clôture

Constructions collectives, théâtre de rue, balades musicales, criée publique, chorégraphie… clôtureront les célébrations du Cinquantenaire ce jeudi de 17 h à 22 h sur le parvis de la Bibliothèque Droit-Lettres. Infos : www.grenoble-univ.fr/50ans