Remonter le corps prendra du temps

Manuel Pavard

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Le spéléologue explorait une galerie (illustration).
Le spéléologue explorait une galerie (illustration). — DAMOURETTE/BNT/SIPA

Les sauveteurs du PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne) sont parvenus, dimanche matin, à dégager de la roche le corps de Thierry Vilatte, ce Grenoblois de 43 ans décédé vendredi, victime d'une chute de pierres, alors qu'il explorait une galerie du scialet Motus, en Chartreuse. La dépouille du spéléologue se trouve toujours en revanche à 150 mètres sous terre et l'opération pour la remonter « s'annonce longue et délicate », selon le commandant Grange, responsable du PGHM 38.

Bénévoles
« Nous n'avons pas pu le faire vendredi, lors de la phase de secours, car les rochers sont instables et la galerie très étroite. Nous sommes redescendus dimanche et nous avons réussi à sortir le corps et à le conditionner dans un brancard pour pouvoir ensuite l'acheminer à la surface. » Cette opération sera menée par les bénévoles du Spéléo Secours Isère, les services de l'Etat ne prenant pas en charge la remontée du corps. « Elle pourrait durer une à deux semaines, estime le commandant Grange. Il y a 40 mètres de longueur de boyaux à élargir à l'explosif et il faut prendre en compte l'évacuation de gaz toxiques. Le PGHM y participera à titre privé car nous sommes très soudés entre spéléos. »