Grand-Est : Pour trouver la meilleure baguette de pain tradition française 2022, direction l’Est !

CONCOURS Depuis trois jours, le maître boulanger Jérémy Keil, de la Maison Keil à Strasbourg bataillait en finale à Paris pour le concours de la meilleure baguette tradition française

Gilles Varela
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Les baguettes tradition par le maître boulanger Jérémy Keil à Strasbourg le 12 mai 2022
Les baguettes tradition par le maître boulanger Jérémy Keil à Strasbourg le 12 mai 2022 — G. Varela / 20 Minutes

On ne va pas vous rouler dans la farine. Si vous souhaitez goûter la meilleure baguette tradition française 2022, il vous faudra prendra la direction du Grand-Est. Une région à l’honneur cette année car elle place ses deux candidats sur le podium du prestigieux concours national de la meilleure baguette tradition française. Un concours organisé par la Confédération Nationale de la boulangerie-pâtisserie française, dans le cadre de la fête du pain et une finale qui s’est déroulée ces trois derniers jours sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris.

Sélectionnés parmi les six meilleurs candidats à l’issue des épreuves qualificatives de la phase finale du concours, c’est un artisan du Grand-Est, Patrick Baillet, installé à Ay-Champagne, dans la Marne, qui remporte le titre. Très belle performance également du Strasbourgeois Jérémy Keil, maître boulanger à Strasbourg, arrivé troisième, et qui a bien bataillé face à ses adversaires du jour. Le boulanger Alsacien, que 20 Minutes avait suivi lors de sa préparation, s’est dit « un petit peu déçu » mais se félicite tout de même de son beau parcours effectué pour atteindre la finale à Paris : premier du Bas-Rhin sur une soixantaine de participants, deuxième du concours Grand-Est, puis dans le trio final lors de l’ultime sélection à Paris…

L’importance du repos de la pâte

Qu’a-t-il manqué pour remporter le titre suprême ? « Je ne sais pas vraiment. On m’a dit que mes baguettes étaient très belles, j’étais très confiant, confie Jérémy Keil. Peut-être que gustativement, ça manquait un peu. Mais comme je suis passé en dernier pour faire la pâte la veille, et que j’étais le premier à retravailler le lendemain, je pense qu’il manquait du temps de repos pour développer les arômes, avance le boulanger. Il n’y a eu qu’une quinzaine d’heures au froid alors que chez moi, j’ai des pâtes qui ont 24 heures de repos. Ça a dû jouer. » Une très belle performance en tout cas et qui devrait attirer un peu plus encore les clients vers une des trois boulangeries du Strasbourgeois.