VIDEO. Marseille : Un gourmet teste tous les camions pizzas de la ville… « Je ne m’en lasserai jamais ! »

MIAM Le journaliste culinaire Ezéchiel Zerah a créé « The Camion Pizza Project » sur Instagram

Jean Saint-Marc

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Ezéchiel Zerah préfère les pâtes épaisses, typiques des quartiers populaires de Marseille.
Ezéchiel Zerah préfère les pâtes épaisses, typiques des quartiers populaires de Marseille. — J. Saint-Marc / 20 Minutes
  • Dans le cadre du Camion Pizza Project, sur Instagram, Ezéchiel Zerah teste tous les camions pizzas de Marseille.
  • Il partage avec 20 Minutes ses découvertes et ses meilleures adresses.

Il était 10h30 quand on a retrouvé Ezéchiel Zerah. Et il était sur le point de filer en Savoie pour tester un restaurant trois étoiles. Mais on lui a quand même proposé une part de pizza. Il a évidemment accepté. « Je pensais déjeuner léger, mais je ne dis jamais non à une pizze », a-t-il répondu en souriant, avant de nous guider jusqu’à un camion déjà ouvert en milieu de matinée.

« Elle est bonne, avec un côté pâte à pain assez sympa. » En expert, ce journaliste culinaire livre son verdict dès la première bouchée de sa portion – toujours au fromage, pour éviter d’être influencé par la garniture. Une pâte typique du quartier de la Belle-de-Mai, où Ezéchiel Zerah a grandi : « Dans les quartiers riches de Marseille, les pâtes sont plutôt fines. Au contraire, on trouve dans les quartiers populaires des pâtes épaisses, car on a besoin de se nourrir et qu’on aime quand ça cale ! »

« J’aime mélanger les genres »

La pizza marseillaise est une passion pour Ezéchiel Zerah, qui peut en avaler cinq ou six parts dans la journée : « Pour mon travail, je m’intéresse surtout à la haute gastronomie, aux restaurants étoilés. Mais j’aime beaucoup mélanger les genres, manger du chichi et ensuite une assiette pommes de terre caviar ! »

Entre deux piges pour Les Echos Week-End ou pour Vanity Fair, Ezéchiel Zerah a donc lancé « The Camion Pizza Project » sur Instagram au début de l’été. Il a déjà chroniqué 29 des 52 camions pizzas installés à Marseille :

« Il y en avait 250 dans les années 1970, mais la profession a été réglementée, avec un numerus clausus à 52. Ce n’est plus l’eldorado qu’on a longtemps décrit. On a longtemps dit que les gens en camion pizza roulaient en Porsche et touchaient de très gros salaires. C’était vrai à une époque, un peu moins aujourd’hui avec la concurrence des services de livraison. Mais c’est quand même un métier où l’on peut bien gagner sa vie ! »

Dans ses posts Instagram, Ezéchiel Zerah raconte les parcours de ces pizzaïolos qui ont souvent hérité d’un camion familial. Avec des anecdotes parfois étonnantes : on apprend par exemple que grand nombre des pionniers des camions pizzas étaient des bandits, hommes de main de Gaston Defferre. Il termine aussi chaque post par une petite critique culinaire, toujours tranchante.

Sans attendre la fin de la série sur Instagram, il a accepté de nous glisser deux adresses : « Le camion boulevard de la Blancarde, tenu par un ancien du Petit Nice, avec une pizza merveilleuse, généreuse, épaisse. Et le petit nouveau qu’on se refile sous le manteau : un camion qui est juste à la sortie du métro Rond-Point-du-Prado, avec une pizza très fine, très croustillante ! »