Mirazur: Comment le «meilleur restaurant au monde» gère son succès

GASTRONOMIE Le Mirazur à Menton est arrivé en tête du palmarès établi par le magazine britannique « Restaurant »

Fabien Binacchi

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Le chef Mauro Colagreco dans son restaurant de Menton
Le chef Mauro Colagreco dans son restaurant de Menton — V. Hache / AFP
  • Cinq mois après avoir décroché une troisième étoile au guide Michelin, le Mirazur a été sacré « Meilleur restaurant du monde ».
  • Une annonce qui a engendré un nouveau boom des réservations pour l’établissement mentonnais.

« On est complet pour tout l’été. Il nous reste encore quelques places en septembre et en octobre. Et nous avons déjà des réservations prises pour 2020. » A peine descendue de l’avion qui les ramenait et son chef de mari de Singapour, Julia Colagreco a « un milliard de choses à régler ».

Il faut bien dire que la (très bonne) nouvelle, qui leur est tombée dessus mardi dernier en Asie, va encore accélérer les choses : le Mirazur, l’établissement qu’ils gèrent à Menton est devenu le « Meilleur restaurant du monde » selon le magazine britannique Restaurant. Cinq mois seulement après l’obtention d’une troisième étoile…

50.000 followers de plus en 24 heures

« Nous avons reçu 800 mails en quinze minutes juste après cette nouvelle annonce. Des gens du monde entier nous appellent pour avoir une table. Et notre compte Instagram a enregistré 50.000 abonnés de plus en 24 heures », explique la plus proche collaboratrice du chef Mauro Colagreco, le chef de 42 ans, originaire de La Plata (Argentine).

Mauro et Julia Colagreco, le 25 juin 2019 à Singapour
Mauro et Julia Colagreco, le 25 juin 2019 à Singapour - T. Lim / AFP

Mais maintenant que ce duo a tout raflé (le Graal au guide Michelin et un titre mondial) et a conclu plusieurs collaborations en France, en Italie ou encore en Chine, qu’espérer de plus ? « Il y a une vraie attente qu’il faut satisfaire à chaque instant. Mais, ce résultat, c’est aussi le fruit d’un travail de tous les jours, avec notre équipe de 50 personnes, dont on pourrait aujourd’hui se servir pour passer certains messages, pour le respect de la terre et pour le bio notamment », explique Julia Colagreco, dont la famille exploite désormais 4 hectares de parcelles dans la région de Menton.

« Au restaurant, nous venons par exemple d‘entreprendre un travail pour voir comment limiter au maximum nos contenants en plastique, précise encore l’épouse du chef Mauro Colagreco. Et pourquoi pas partager tout ça. »