La chaleur à supporter en plus de l'enfermement

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Le ministre de la Justice, Pascal Clément, s’est rendu mardi après-midi, à la maison d’arrêt des femmes de Versailles (Yvelines), pour contrôler les conditions dans lesquelles l’administration pénitentiaire et les détenus affrontent cette période de grande chaleur.
Après la canicule de 2003, même si aucun mort n’avait été recensé durant cette période en milieu carcéral, les prisons doivent chaque été mettre en œuvre un certain nombre de dispositifs en faveur des détenus : eau à volonté, douches supplémentaires, conditions de travail aménagées, fermeture de certains ateliers, aération des parties communes, décalage des horaires de promenade, surveillance et suivi médical des détenus malades, âgés ou fragiles.
La maison d’arrêt de Versailles qui compte 57 femmes en détention, n’est pas une fournaise, mais les conditions de détention sont rendues difficiles par la chaleur. Les détenus dont certaines ont des douches dans leur cellule, se plaignent principalement de ne pas avoir accès à de l’eau fraîche. L’après-midi, certaines préfèrent quitter la fraîcheur de leur cellule pour se regrouper dans la partie de la cour qui se trouve à l’ombre. Là où il fait moins chaud et où l’on se sent le moins en prison.

David Carzon