Evacuation de Français du Liban sud: le commando "Hubert"

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Le commando "Hubert", dont une dizaine de membres ont participé à l'évacuation de ressortissants français et étrangers du Liban sud, est l'un des cinq commandos marine, partie intégrante des forces spéciales françaises, selon les données du ministère de la Défense.
Cette unité de nageurs de combat, qui porte le nom du lieutenant Augustin Hubert, tué le 6 juin 1944, se trouvait à bord d'un bâtiment de la marine au large du Liban, selon une source militaire à Paris.
Le commando "Hubert", qui est stationné habituellement à Toulon avec son bâtiment de soutien, le Poséidon, a été choisi pour mener cette opération parce qu'il se trouvait à ce moment là en alerte.
Spécialisé dans l'action sous-marine, il est l'un des cinq commandos marine forts d'environ 500 militaires avec les commandos "Jaubert" et "Trepel" (assaut), "de Montfort" (appui et destruction à distance) et "de Penfentenyo" (reconnaissance).
Déployés régulièrement sur la plupart des théâtres dans le contexte des opérations spéciales, les commandos marine sont particulièrement entraînés aux "reconnaissances tactiques préalables aux opérations militaires", à la "protection ou à l'évacuation de ressortissants", et aux "actions de destruction et de sabotage".
Ils font partie des 2.500 membres des Forces spéciales françaises, placés en opération sous l'autorité du COS (Commandement des Opérations spéciales), dont plus de 1.200 proviennent de l'armée de Terre et 400 de l'armée de l'Air.
Ces hommes, âgés en moyenne de 27-28 ans pour les commandos et de 30 à 35 ans pour les pilotes, passent 70% de leur temps en opération ou exercices sur le terrain. Ce sont en majorité des sous-officiers, sauf au 1er Régiment parachutiste d'Infanterie de Marine de Bayonne (1er RPIMa), l'unité la plus importante au sein du COS, qui comprend 65% de militaires du rang.
L'armée de Terre fournit également au COS le 13e régiment de dragons parachutistes, spécialisé dans la reconnaissance et la traque de criminels de guerre, ainsi qu'un détachement de son aviation légère (hélicoptères).
L'armée de l'Air dispose du commando parachutiste de l'Air, 200 hommes basés à Orléans, de pilotes d'hélicoptères, de Transall (C-160) et de C-130 Hercules. Son rôle est de pénétrer loin à l'intérieur de la zone ennemie pour effectuer des guidages ou illuminer des objectifs.
Quelque 200 hommes des forces spéciales sont engagés depuis 2003 aux côtés des Américains dans des opérations de lutte contre les talibans, dans le sud de l'Afghanistan, à la frontière pakistanaise.