Etat stationnaire aux urgences bordelaises

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Ça chauffe aux urgences du CHU de Bordeaux. Mais pas plus que d'habitude. Si le thermomètre flirte avec les 40 ºC depuis lundi, « la situation est maîtrisée », indique le professeur Jean-Claude Baste, coordinateur des urgences adultes de l'hôpital Pellegrin. Selon lui, « la prise de conscience des risques depuis la canicule de 2003 » joue un rôle déterminant.

Aucune hausse significative de l'affluence ou du nombre d'appels n'a été constatée. « Quelques personnes déshydratées passent de temps à autre, note un médecin urgentiste. Mais on ne peut pas parler de vague. » « En revanche, si la chaleur s'installe vraiment, on aura des soucis », craint une consoeur. Les fermetures de lits estivales (environ 20 %) poseraient problème en cas d'afflux de patients. « Lundi soir, 240 lits étaient en réserve sur l'ensemble du CHU », assure le coordinateur. « Mais à quoi bon, si le personnel est en congé ? », rétorquent les urgentistes.

A Bordeaux, Marion Guillot