La canicule donne des sueurs froides

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AFP TV

La canicule a tué. La vague de chaleur s'est poursuivie hier en France, dans le quart sud-ouest principalement, et elle aurait fait ses premières victimes. A Bordeaux, un homme de 85 ans est décédé à l'hôpital peu après son admission, et une femme de 81 ans a été découverte morte chez elle par les secours. « Il n'y a pas encore d'inquiétude, mais une vigilance à renforcer », a réagi le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

Pour Gilles Brücker, directeur de l'Institut national de veille sanitaire (INVS), « cette vague de chaleur a les caractéristiques d'une canicule par l'ampleur de ses pics thermiques ». En résumé, il fait très chaud le jour et très chaud la nuit. Pour le moment, les conséquences de ce phénomène semblent avoir été contenues. « Dans les départements concernés, les plans d'alerte ont été déclenchés, avec des informations répétées et des interventions auprès des personnes fragiles, souligne Gilles Brücker. La grande différence avec 2003, c'est que nous avons des informations qui remontent tous les jours et que nous analysons. Nous savons qu'il y a eu quelques malaises et une augmentation de l'activité dans les services hospitaliers. »

Toutefois, la persistance de la vague de chaleur pendant les deux ou trois jours à venir inquiète les autorités sanitaires. « Plus la canicule dure et plus elle éprouve les organismes. Nous allons rester très attentifs », promet Gilles Brücker. Mais alors qu'en 2003 aucune perturbation n'arrivait sur la France, une dégradation orageuse est attendue dans la nuit de mercredi à jeudi.

David Carzon