Il faudra compter avec Chirac jusqu'en 2007

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Jacques Chirac a affirmé vendredi ne pas être encore à "l'heure du bilan", donnant au gouvernement des consignes pour les derniers mois de son mandat et laissant toujours planer le doute sur ses intentions, lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet.
Jacques Chirac a affirmé vendredi ne pas être encore à "l'heure du bilan", donnant au gouvernement des consignes pour les derniers mois de son mandat et laissant toujours planer le doute sur ses intentions, lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. — Patrick Kovarik AFP

Il peut jouer les trouble-fête. Après sa (probable) dernière interview du 14 Juillet, Jacques Chirac s'est voulu offensif, montrant qu'il faudrait compter avec lui sur l'échiquier politique. « Je ne suis pas à l'heure du bilan, je suis à l'heure de l'action », a lancé le président de la République à tous ceux qui voudraient l'enterrer un peu trop vite. Concrètement, le chef de l'Etat compte réformer le dialogue social avant la fin de son mandat. Il a même fixé comme objectif un taux de chômage sous la barre des 8 % d'ici à un an.

Le Président a par ailleurs, réaffirmé qu'il se prononcerait sur ses intentions pour la présidentielle au premier trimestre 2007, alors que l'UMP doit désigner son candidat à la mi-janvier. Simple envie de brouiller les cartes avant de passer la main ? Pas si sûr. En tout cas, cette année, Jacques Chirac a préféré ménager Nicolas Sarkozy, assurant que ses relations avec lui étaient très bonnes et que son ministre de l'Intérieur avait bien géré le dossier des sans- papiers. Le Président est allé jusqu'à lui reconnaître une stature d'homme d'Etat. L'UMP a, comme par hasard, salué l'intervention « visionnaire » de Chirac.

La mise en place d'une allocation de rentrée étudiante, annoncée par Chirac, est pour l'Unef un « premier signe encourageant ».