France Soir numérique: un "début de quelque chose" tué par les dettes

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La version 100% numérique de France Soir, dont la liquidation a été prononcée lundi, aurait pu décoller mais a été tuée par les dettes accumulées par son propriétaire Alexandre Pougatchev, a estimé mardi son rédacteur en chef, Dominique de Montvalon.
La version 100% numérique de France Soir, dont la liquidation a été prononcée lundi, aurait pu décoller mais a été tuée par les dettes accumulées par son propriétaire Alexandre Pougatchev, a estimé mardi son rédacteur en chef, Dominique de Montvalon. — Olivier Laban-Mattei afp.com

La version 100% numérique de France Soir, dont la liquidation a été prononcée lundi, aurait pu décoller mais a été tuée par les dettes accumulées par son propriétaire Alexandre Pougatchev, a estimé mardi son rédacteur en chef, Dominique de Montvalon.

"On a fait notamment des performances spectaculaires, pour le petit site en devenir que nous étions, au moment de l'élection présidentielle. Il y avait un début de quelque chose et qui a été tué au fond par les dettes accumulées par notre patron Alexandre Pougatchev avec la version France Soir papier", a expliqué M. de Montvalon sur Europe 1.

"On sentait que le noeud coulant se resserrait autour de nos cous si je puis dire, et l'issue malheureusement était quelque part inévitable", a-t-il ajouté.

"Si on nous laissait un temps de vie supplémentaire, il y avait quelque chose à jouer pour poursuivre la grande aventure de France Soir", a estimé M. de Montvalon.

Sans détailler les chiffres de fréquentation, il a souligné "une étonnante fidélité des internautes". "Il y avait même mieux que ça, il y avait l'arrivée depuis 3 à 4 mois d'un certain nombre d'internautes qui avaient ignoré l'existence de France Soir papier et qui nous découvraient", a-t-il précisé.

Refusant de stigmatiser le seul propriétaire, fils de milliardaire russe, aujourd'hui âgé de 27 ans, M. de Montvalon a déclaré: "Il n'y a pas de réelle intention de nuire. Je crois que nous avons vécu un sublime, hélas, exemple d'inexpérience et donc, j'ajouterais, d'amateurisme."

Se déclarant convaincu "qu'il y aura une renaissance de France Soir", il a souligné que le site internet existerait "pour quelques jours encore".

Le site de France Soir