Après la victoire, la fête a parfois mal tourné

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Les drames survenus à la fin de France-Portugal sont dus à l'« imprudence » ou à « pas de chance », et les violences constatées ont été « relativement mineures » compte tenu du nombre de personnes en liesse dans les rues, a estimé hier la direction générale de la police nationale, qui ne « s'alarme pas » de la situation.

La fête qui a suivi la victoire de la France mercredi soir a néanmoins été ternie par quatre accidents mortels et des actes de violence, notamment à Paris et à Lyon, où un jeune homme s'est noyé après s'être jeté dans la Saône pour fêter le succès des Bleus et la fin des examens.

A Paris, il était environ minuit, à la station Opéra, lorsqu'un jeune homme de 18 ans a fait une chute mortelle depuis une rame de métro sur laquelle il était monté. Lorsque celle-ci a démarré, il a voulu sauter sur une autre rame qui arrivait en sens inverse et est tombé. La passagère d'une moto est elle aussi décédée, hier, des suites de ses blessures, après un accident boulevard Masséna (13e), qui a également fait quatre blessés, dont une fillette de 11 ans grièvement atteinte. A Loison-sous-Lens (Pas-de-Calais), une jeune fille de 20 ans est morte après avoir percuté une rambarde alors qu'elle était assise sur la portière d'une voiture. Des violences ont également émaillé la soirée. A Paris, un jeune de 18 ans a été poignardé à la sortie du stade Charlety (13e) où un écran géant avait été installé. Il est sérieusement blessé. L'ambiance dans l'enceinte du stade avait été tendue durant la retransmission. « Certains shootaient dans les sacs, balançaient des canettes sur la foule. Des bagarres ont éclaté », raconte Laure. Sur les Champs-Elysées, où on a recensé 500 000 personnes, des vols et des dégradations ont été commis. La police a procédé à 189 interpellations.

A Lyon, seule grande ville sans écran géant, le centre a été le théâtre d'agressions violentes. Des jeunes s'en sont pris à des automobilistes, dévalisant des coffres de voitures. La mairie pourrait organiser une retransmission de la finale, dimanche, dans un stade, afin de désengorger le centre. Car en cas de victoire de la France, la foule pourrait être encore plus nombreuse qu'en 1998 dans les rues des grandes villes.

Mickaël Bosredon