Le Parc des Princes a vibré jusqu'au bout

©2006 20 minutes

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Grosse ambiance au Parc des Princes (16e) hier soir, qui retransmettait pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde le match de l'équipe de France. Marie, 21 ans, Emmanuelle, 23 ans, et Fleur, 25 ans, suivaient jusqu'ici la compétition au stade Charlety (13e). « Mais le Parc, c'est mieux, c'est plus grand. » C'est là que Bertrand Delanoë avait décidé de suivre la rencontre. Pourtant, ici, la pelouse est interdite d'accès. Les 20 000 spectateurs doivent se contenter de suivre le match depuis les tribunes, à 50 m du grand écran.

Pas de quoi refroidir l'enthousiasme des supporteurs tricolores, qui mettent la pression sur le Portugal en sifflant leur hymne national, puis les actions des Portugais. « Pas de problème, sourit Jorge, 34 ans, un supporteur lusitanien, c'est de bonne guerre. Tant qu'il y a du respect, cela ne me dérange pas. » Changement de décor à la 33e minute après le penalty transformé par Zizou. Les organisateurs mettent le feu au stade, et la ola improvisée quelques minutes auparavant s'éternise. « Qui ne saute pas n'est pas français » est repris en choeur par le public.

La deuxième période ne sera que souffrance. A la 87e minute, les premiers « On est en finale ! », éclatent depuis les gradins. Très vite refroidis à l'annonce des 4 minutes de temps additionnel. « C'est interminable », se lamente un supporteur. Et, enfin, le coup de sifflet final. La sono crache le tube I Will Survive, repris par le public. Et les rues de la capitale se remplissent d'un coup. Les Champs-Elysées sont pris d'assaut. L'heure est à la fête. En attendant dimanche soir.

Pauline Théveniaud