Une taxe vole au secours des pays pauvres

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La taxe de solidarité voulue par Jacques Chirac sera payée par chaque passager au départ d'un aéroport français à compter de samedi. Elle s'élèvera de 1 e à 40 e par voyage, somme destinée à venir en aide aux pays en voie de développement. Les correspondances sont en revanche exonérées de taxes. Pour un trajet Toulouse-New York, le passager ne paiera qu'une fois en cas de correspondance à Paris ou à Amsterdam, précise le ministère des Transports.

La taxe sera versée au fonds de solidarité de l'Agence française de développement et financera la nouvelle organisation Unitaid, acheteuse de médicaments à faible coût. Dans le détail, la direction générale de l'aviation civile sera chargée de sa collecte à travers une majoration de « la taxe d'aviation civile » collectée en France. Ce dispositif suscite cependant le scepticisme de nombreux pays et l'opposition des professionnels du secteur de l'aviation et du tourisme. La France et le Gabon sont les premiers à instaurer cette taxe. Vingt-cinq autres pays comme l'Allemagne ou l'Espagne ne l'instaureront pas, mais contribueront au fonds Unitaid.

Le président de la République a assisté hier à Tours, dans les locaux de la préfecture d'Indre-et-Loire à une cérémonie de naturalisation de 138 étrangers. Jacques Chirac a rappelé lors de cette occasion très solennelle que devenir français est « un acte fondamental qui engage ».