Colombie: nouveaux appels pour une libération du journaliste Langlois

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L'ambassadeur de France à Bogota, Pierre-Jean Vandoorne, a exprimé mercredi l'espoir d'une libération "rapide" du journaliste français Roméo Langlois, capturé par les Farc le 28 avril, un appel relayé par une ONG ayant servi de médiateur auprès de la guérilla
L'ambassadeur de France à Bogota, Pierre-Jean Vandoorne, a exprimé mercredi l'espoir d'une libération "rapide" du journaliste français Roméo Langlois, capturé par les Farc le 28 avril, un appel relayé par une ONG ayant servi de médiateur auprès de la guérilla — afp.com

L'ambassadeur de France à Bogota, Pierre-Jean Vandoorne, a exprimé mercredi l'espoir d'une libération "rapide" du journaliste français Roméo Langlois, capturé par les Farc le 28 avril, un appel relayé par une ONG ayant servi de médiateur auprès de la guérilla.

"J'espère que Roméo Langlois retrouvera rapidement, sain et sauf, sa liberté et sa liberté d'informer, qu'il pourra serrer ses amis dans ses bras", a déclaré M. Vandoorne à la radio colombienne Caracol. "C'est aussi ce qu'attendent ses parents. Je demande qu'on pense aussi à eux", a ajouté l'ambassadeur.

Correspondant de la chaîne France 24, M. Langlois, 35 ans, a été capturé lors d'un combat entre les Farc et une brigade de l'armée qu'il accompagnait pour un reportage sur une opération anti-drogue dans le département de Caqueta, fief de la rébellion marxiste dans le sud de la Colombie.

La guérilla l'a qualifié de "prisonnier de guerre", au motif qu'il portait un casque et un gilet pare-balles de l'armée, liant sa remise en liberté à l'organisation d'un "débat" sur l'information en Colombie.

Cette position a suscité un tollé général, relayé par les organismes humanitaires et des associations de défense de la presse, qui ont rappelé que le journaliste bénéficiait en tant que civil de la protection prévue par les conventions internationales.

L'ambassadeur français a souligné que le correspondant de France 24 était "un grand reporter qui exerçait son métier" et "respectait son devoir et sa vocation".

Fondée en 1964, la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la principale du pays, compte encore 9.200 combattants, repliés dans les régions de montagne et de forêt. Elle s'était engagée en février dernier à renoncer à la pratique des enlèvements contre rançon.

De son côté, l'association "Colombiens et Colombiennes pour la paix", à laquelle la guérilla a déjà remis des otages dans le passé, a assuré mercredi poursuivre ses effort pour permettre le retour du journaliste.

"Nous allons travailler très intensément pour que Roméo Langlois soit libéré mais nous n'allons pas jouer le même rôle que dans d'autres occasion", a déclaré à l'AFP le député Ivan Cepeda, membre de cette ONG à l'issue d'une conférence de presse. "Nous espérons que sa libération se produise rapidement et sans complications", a-t-il ajouté.

M. Cepeda a par ailleurs précisé que la directrice de l'ONG, Piedad Cordoba, avait fait l'objet de menaces de mort, conduisant le ministère de l'Intérieur à l'assurer de la "protection" du gouvernement.

La médiation de Mme Cordoba, ex-sénatrice destituée de son mandant en raison de liens présumés avec les Farc, a permis d'obtenir de la guérilla la libération de trente otages depuis 2008.