Les anti-CPE philosophes face au bac

©2006 20 minutes

— 

Fin de l'épreuve de philosophie, la première du bac général. A midi, hier, devant le lycée Condorcet, à Paris, les élèves des sections économiques sortent de l'examen. Une majorité a choisi le sujet « Faut-il préférer le bonheur à la vérité ? ». Benjamin « par élimination », Antoine, chanceux, car il l'avait « bossé » la veille. Les autres sujets touchaient à la culture et l'organisation sociale. Pour les littéraires, pas de surprise : « On s'attendait à ce qui est tombé », avoue Lorette, qui a étudié un texte de Locke sur la propriété, laissant de côté les sujets sur le temps et sur autrui.

Les scientifiques ont opté pour le sujet « L'expérience peut-elle démontrer quelque chose ? », plutôt que des questions sur la culture ou la confiance. Malgré le soulagement de fin d'épreuve, beaucoup regrettent de n'avoir pas été assez préparés. Pour Lorette, « le conflit anti-CPE a handicapé beaucoup de lycéens ». C'est le cas des élèves de ES de Jacques-Decourt (9e) : « Les cours de sciences économiques et sociales étaient maintenus, pas ceux de philo, regrette Arlinda. J'ai juste essayé de limiter la casse. » « On espère que les correcteurs prendront en compte le conflit et seront tolérants », conclut Victor.

Sixtine de Villeblanche

Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, aurait choisi le sujet sur le bonheur et la vérité ou le commentaire du texte d'Alain (sujets ES).