Affaire Alègre, la colère des familles

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« On est là pour rappeler que l'affaire Alègre n'est pas finie. » Une soixantaine de personnes ont manifesté samedi près du ministère de la Justice pour dénoncer le risque d'« étouffement » des enquêtes liées à l'affaire Alègre. Organisé par l'association Stop à l'oubli, le rassemblement a regroupé des familles de personnes disparues ou tuées dans la région toulousaine. Selon Gabriel Loubradou, son président, 49 affaires sont à « rattacher » au tueur en série Patrice Alègre, et « il y a une volonté en haut lieu de les entraver ». « Dès que ça s'oriente vers Alègre, on enterre », a-t-il déclaré, menaçant de révéler « des témoignages contre des magistrats et des enquêteurs si la justice ne [les] entend pas ». Stop à l'oubli sera reçue demain par la Chancellerie.