Ségolène Royal sommée d'être solidaire du PS

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Taire les ambitions personnelles et penser collectif. C'est le défi que va devoir relever la direction du Parti socialiste, qui finalise aujourd'hui son projet pour les élections présidentielle et législatives de 2007. François Hollande a rappelé samedi que le texte définitif, qui sera soumis au vote des militants le 22 juin, « engagera » chaque candidat à l'investiture, ce dernier devant « être le promoteur le plus fidèle » du projet. Une précision qui ressemble fort à un rappel à l'ordre, lancé notamment à l'intention de sa compagne. Hier encore, Ségolène Royal a jeté un pavé dans la mare socialiste. Après ses récentes déclarations musclées sur l'encadrement militaire des primo-délinquants – approuvées par 69 % des Français selon un sondage Ipsos pour Le Monde et la Chaîne Parlementaire publié hier – Ségolène Royal a récidivé, en s'attaquant cette fois aux 35 heures.

Elle estime en effet, dans le deuxième chapitre de son livre disponible sur son blog Désirs d'avenir, que la mesure phare du gouvernement Jospin a dégradé la situation des plus fragiles, pour qui les rythmes de travail ont été intensifiés et les amplitudes horaires étendues. Mais son propre camp n'apprécie guère ce numéro de soliste. Benoît Hamon, député PS, l'a appelée à « arrêter de jeter des bombes ». Et Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, s'est demandé hier si elle voulait être candidate « avec ou contre les socialistes ». En somme, si elle comptait rentrer dans le rang ou se mettre hors-jeu.

L. de C.