Soupçons de surveillance illégale chez Ikea: création d'une association de victimes

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Une association a été créée jeudi pour recenser les victimes d'une éventuelle surveillance illégale d'Ikea en France, a annoncé vendredi l'un des avocats du syndicat FO à l'origine de la plainte ayant conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire.
Une association a été créée jeudi pour recenser les victimes d'une éventuelle surveillance illégale d'Ikea en France, a annoncé vendredi l'un des avocats du syndicat FO à l'origine de la plainte ayant conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire. — Philippe Huguen afp.com

Une association a été créée jeudi pour recenser les victimes d'une éventuelle surveillance illégale d'Ikea en France, a annoncé vendredi l'un des avocats du syndicat FO à l'origine de la plainte ayant conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire.

"L'association des victimes d'Ikea - utilisation frauduleuse de données personnelles" vise à "centraliser les victimes d'éventuels agissements frauduleux du groupe", a dit à l'AFP Me Yassine Yacouti.

Cette association est présidée par une salariée du magasin de Franconville (Val-d'Oise), son secrétaire général est salarié du magasin de Paris-Nord et son trésorier travaille au magasin de Thiais (Val-de-Marne), a-t-il ajouté.

Le parquet de Versailles a ouvert jeudi une enquête préliminaire après la plainte contre X déposée par l'Union départementale FO de Seine-Saint-Denis pour "utilisation frauduleuse de données personnelles".

"Nous souhaitons qu'une information judiciaire soit ouverte afin que les investigations soient menées par un juge d'instruction", a déclaré Me Yacouti.

Dans la plainte, dont l'AFP a obtenu copie, le syndicat produit des courriels entre des cadres du groupe et des enquêteurs privés. L'un de ceux-ci propose notamment contre rémunération des "consultations équivalentes à celles du STIC", un fichier policier.

Le syndicat soupçonne la filiale française du groupe suédois d'avoir demandé à ces enquêteurs des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers ou sur les comptes en banque de salariés ou de clients en litige avec l'enseigne.