La situation reste floue à «France Soir»

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« Aujourd'hui on se met au travail », le quotidien sortira « d'un jour à l'autre », a annoncé hier devant la presse Jean-Pierre Brunois, corepreneur de France Soir avec Olivier Rey, à l'issue d'une réunion avec le personnel repris dans les locaux d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). « Ce n'est pas ce qu'il nous a dit, rétorque Christelle Bertrand, élue syndicale. Avec François Mattéi [nommé hier directeur de la rédaction], ils sont restés très flous. »

Les 51 salariés repris s'interrogent sur l'avenir de leur journal. Si Jean-Pierre Brunois annonce « un quotidien d'information générale national qui réponde au maximum aux attentes de ses lecteurs », « rien n'est prêt », selon les salariés. « La seule chose précise qu'il nous a dite est qu'on bouclera le journal à 23 h », affirme Christelle Bertrand. Qu'en est-il du nombre de pages, des futures rubriques, du déménagement vers de nouveaux locaux dans l'Ouest parisien ou encore de la maquette du futur France Soir ? « Elle existerait mais serait top secrète. Il a promis de nous en dire plus d'ici demain [aujourd'hui] », soupire la journaliste.

Sixtine de Villeblanche

Rideau de fer baissé puis à moitié remonté, présence de douze vigiles « et même d'un rottweiler sans muselière », s'est indigné une salariée non reprise : pour entrer à France Soir hier, il fallait être sur la liste. Les employés licenciés ont attendu six heures avant de récupérer leurs affaires « sous escorte ».