Jacques Chirac

©2006 20 minutes

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Il ne manquait plus que lui. Mercredi, Le Canard enchaîné a fait revenir le Président au premier plan en citant un extrait de l'audition du 28 mars du général Rondot. Sans que cela ait de lien précis avec Clearstream, le militaire aurait évoqué avoir enquêté sur un compte détenu par Chirac au Japon et approvisionné à hauteur de 300 millions de francs (46 millions d'euros). Une histoire déjà connue, sans les détails, qui avait donné lieu à une guerre des services secrets entre l'Elysée et Matignon lorsque Jospin était aux affaires en 2001. Hier, le général Rondot qui avait effectivement travaillé pour Chirac et Villepin sur ce dossier à l'époque, a dénoncé l'utilisation tronquée de ses propos par l'hebdomadaire satirique. Pour lui, il n'y a qu'une réalité dans cette histoire : « celle des agissements troubles » des agents de la DGSE « pour monter un dossier contre le président de la République ». Reste à connaître le rôle de Chirac dans l'enquête commandée par Villepin à Rondot sur Clearstream. Le Premier ministre a assuré ne pas avoir eu d'instructions de sa part.

D. C.