Quand l'Insee déchiffre la société

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L'emploi, l'éducation, les revenus, la protection sociale... Ces thèmes sont développés dans la 12e édition de Données sociales, ouvrage collectif publié aujourd'hui par l'Insee. Il établit un panorama chiffré de la société française. En voici quelques exemples.

  • L'insertion professionnelle des jeunes Cinq ans après la fin de leurs études, 94 % des jeunes ont au moins travaillé douze mois. A diplôme équivalent, l'origine sociale a peu d'effet sur l'insertion professionnelle. En revanche, les jeunes issus de l'immigration extra-européenne ont un risque bien plus élevé de rester à l'écart de l'emploi que les jeunes d'origine européenne. Ils apparaissent doublement désavantagés, par leur niveau de formation moindre et par leur origine.
  • L'âge de départ à la retraite Il est plus tardif pour les générations nées entre 1945 et 1974 du fait de l'allongement des études et des changements législatifs (réformes des retraites de 1993 et 2003). Pour les mêmes raisons, le montant des pensions diminue.
  • Le premier enfant Les femmes les plus diplômées ont leur premier enfant plus tard que les autres. L'âge médian des Françaises les plus diplômées au moment d'avoir leur premier enfant est ainsi passé de 28 ans pour les générations de 1950 à 29 ans pour celles de 1960.
  • Les personnes dépendantes Leur nombre va augmenter de 50 % d'ici à 2040 et pourrait atteindre 1,2 million (elles sont 800 000 aujourd'hui, dont deux tiers de femmes). L'âge moyen des personnes dépendantes passera de 78 à 82 ans pour les hommes et de 83 à 88 ans pour les femmes. 
  • La répartition du travail domestique dans les couples de salariés Les femmes consacrent en moyenne trois heures et demie par jour au travail domestique, contre deux heures pour leur conjoint. Le partage des tâches est à peine moins déséquilibré quand les femmes ont un salaire plus élevé.

Sixtine de Villeblanche

Une personne sur sept est préoccupée par la délinquance dans son quartier. Une sur quatorze se sent en insécurité chez elle, sans pour autant en avoir déjà été victime. L'étude souligne que « le niveau et l'évolution de la délinquance entre 1997 et 2004 ne semblent pas avoir d'impact direct sur les niveaux de préoccupation et de sentiment d'insécurité ». Ces préoccupations sont le plus répandues en Ile-de-France, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon.