Dans la Nièvre, Mathias, 4 ans, a été violé et noyé dans la rivière

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L'autopsie est formelle. Mathias, 4 ans, dont le corps a été retrouvé dimanche à Moulins-Engilbert (Nièvre), a été violé et tué, selon le procureur de Nevers, Christian Gongora. Le magistrat a expliqué hier que l'autopsie réalisée le matin « a malheureusement permis d'avérer » que l'enfant « a été violé par son agresseur ». « Son décès est dû, selon de très fortes probabilités, à sa noyade dans la rivière » a-t-il ajouté.

La disparition de Mathias a été signalée par ses parents dans la nuit de samedi à dimanche, vers minuit et demi. Exploitants agricoles près de Moulins-Engilbert, ils participaient à une fête organisée dans la salle communale. Une soixantaine de personnes avaient aussitôt entamé des recherches. Le corps de Mathias a été découvert par les gendarmes peu avant 8 heures dimanche matin, à environ 200 mètres de la salle des fêtes. Nu, il se trouvait sous un amas de terre meuble dans le lit de la rivière, et ses vêtements reposaient non loin.

Hier, le procureur de Nevers a précisé que les enquêteurs – 80 gendarmes – disposeraient d'une « empreinte génétique » de l'agresseur d'ici à trois jours. Par conséquent, « les témoins masculins qui sont ou seront entendus dans les prochaines heures seront invités à se soumettre à des prélèvements génétiques », a expliqué Christian Gongora. Plusieurs personnes ont été déjà été auditionnées, l'une aurait même été brièvement placée en garde à vue dimanche, sans plus de précision du magistrat.

Hier, les habitants de Moulins-Engilbert craignaient que le village ne plonge dans le « soupçon généralisé ». « Il y a 1 500 habitants ici, tout le monde se connaît. Comment va-t-on faire pour éviter que chacun ne se mette à soupçonner son voisin ? », se demandait un villageois.

Un homme d'une vingtaine d'années a tenté d'enlever, dimanche à Strasbourg, une fillette de 12 ans. L'enfant, qui marchait dans la rue, aurait remarqué l'homme qui lui emboîtait le pas et qui lui a tenu la porte de son immeuble par politesse. Il lui aurait alors posé la main sur la bouche et aurait tenté de la soulever. La fillette aurait crié, mettant en fuite son agresseur. Le signalement du suspect a été diffusé hier.