Aéroports: Trafic normal à Roissy au 10e jour de grève des agents de sûreté

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Les agents de sûreté des aéroports étaient en grève dimanche, jour de Noël et de forte affluence, pour le dixième jour consécutif, un mouvement sans grande perturbation sur le trafic aérien.
Les agents de sûreté des aéroports étaient en grève dimanche, jour de Noël et de forte affluence, pour le dixième jour consécutif, un mouvement sans grande perturbation sur le trafic aérien. — Francois Guillot afp.com

La situation restait inchangée dimanche matin aux terminaux 2E et 2F de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour le dixième jour de grève des agents de sûreté aéroportuaire, a-t-on appris de sources aéroportuaire et préfectorale.

On compte toujours 50 % de grévistes, pas d'attente particulière à l'embarquement et un trafic normal dans ces terminaux, a indiqué à l'AFP une source préfectorale.

La situation est "tout à fait normale" et l'embarquement des 67.000 passagers attendus (contre 82.000 samedi) devrait s'étaler sur toute la journée sans période de pointe, selon un porte-parole d'ADP (Aéroports de Paris).

Les agents de sûreté des aéroports, en grève pour une revalorisation salariale, doivent à nouveau se prononcer en assemblée générale lundi matin, sur la suite du mouvement.

Réunis en assemblée générale samedi matin à Roissy, les salariés ont voté à la quasi-unanimité pour la poursuite de la grève, lancée pour réclamer une revalorisation salariale.

Des effectifs de la Police aux frontières (PAF) et de la Gendarmerie du transport aérien (GTA) restent mobilisés au terminal 2F de l'aéroport, le plus touché par la grève des agents de sûreté qui réclament une augmentation de 200 euros et de meilleures conditions de travail, selon une source préfectorale.

"Les effectifs de la PAF et de la GTA resteront mobilisés jusqu'à une reprise totale du travail", a précisé la même source.

Ce conflit, qui a démarré le 16 décembre, retardait les procédures d'embarquement mais a eu peu de répercussions sur le trafic aérien.

Pour mettre fin au conflit, le patronat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire a proposé vendredi aux syndicats de porter à un mois de salaire le montant de leur prime annuelle, sous certaines conditions.

Cependant la proposition ne satisfait pas les syndicats qui réclament, outre de meilleures conditions de travail, une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut.