Décès d'un enfant qui s'était coincé la tête entre des barreaux à la crèche

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Un enfant de 27 mois a succombé à ses blessures trois jours après avoir eu la tête coincée entre les barreaux d'une barrière de protection - pourtant homologuée - dans une crèche associative de Nice, a-t-on appris mercredi auprès de l'association qui la gère.
Un enfant de 27 mois a succombé à ses blessures trois jours après avoir eu la tête coincée entre les barreaux d'une barrière de protection - pourtant homologuée - dans une crèche associative de Nice, a-t-on appris mercredi auprès de l'association qui la gère. — Frank Perry afp.com

Un enfant de 27 mois a succombé à ses blessures trois jours après avoir eu la tête coincée entre les barreaux d'une barrière de protection - pourtant homologuée - dans une crèche associative de Nice, a-t-on appris mercredi auprès de l'association qui la gère.

Une enquête interne au sein de la crèche Rose-de-France a abouti à la conclusion qu'il s'agissait d'"un accident (...) horrible, mais imprévisible", a indiqué à l'AFP Gabrielle Fiorio, directrice de L'oeuvre des crèches, association niçoise vieille de plus de 140 ans qui gère cinq crèches dans la ville.

L'enfant s'est coincé la tête le 23 novembre dans l'après-midi "dans la barrière en bois pourtant homologuée par les médecins de la PMI (Protection maternelle et infantile, dépendant du conseil général) entourant une partie du jardin" de la crèche, a précisé la responsable, soulignant que les établissements gérés par l'association n'avaient "jamais connu de problème (de ce type) auparavant".

Le bambin "n'a été bousculé ni par d'autres enfants - qui n'ont d'ailleurs pas été témoins de ce qui s'est passé -, ni par un adulte", a souligné Mme Fiorio.

Inconscient, l'enfant a aussitôt été pris en charge par le personnel - cinq personnes au total - qui surveillait le jardinet et où se trouvaient 22 enfants âgés de deux à trois ans au moment des faits.

Le personnel a prodigué les premiers secours au garçonnet jusqu'à l'arrivée des pompiers et du Smur. Toujours inconscient à l'arrivée des pompiers et du Smur, il a ensuite été transporté à l'hôpital de Lenval où il a été admis en réanimation. Il a succombé à ses blessures le 26 novembre.

Une enquête policière, confiée à la brigade des mineurs, est "en cours", a précisé à l'AFP le procureur de la République à Nice, Eric de Montgolfier.

Au sein de la crèche qui compte 80 berceaux et emploie une trentaine de salariés, une cellule d'aide psychologique d'urgence a été mise en place pour le personnel et les parents qui en éprouveraient le besoin.

"Le choc émotionnel est énorme, mais la crèche reste ouverte même si c'est difficile pour l'ensemble de l'équipe", a souligné Mme Fiorio, estimant que "l'important aujourd'hui est de préserver au maximum les parents" de la petite victime.

Jointe par l'AFP, la responsable de la PMI du secteur a confirmé que la barrière dans laquelle s'était retrouvée coincée la tête de l'enfant "existe dans d'autres établissements et répond aux préconisations en vigueur".

"Normalement, il faut que les barreaux ne soient pas espacés de plus de 9 cm et dans ce cas précis, il n'y avait que 8 cm entre les barreaux. Un tel accident était donc impensable, dans un établissement et avec une équipe sans problème" jusque-là, a-t-elle ajouté.

"Il va falloir nécessairement réfléchir à ce type de barrière", a-t-elle ajouté, interrogée sur les évolutions éventuelles qui pourraient être apportées après cet accident.