Pour Clearstream, «il n'y a pas de comptes parallèles»

©2006 20 minutes

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Au cours des multiples procédures judiciaires liées à l'affaire, les sociétés impliquées ont eu l'occasion de se défendre. Au centre des accusations, Clearstream, que 20 Minutes a joint hier. L'entreprise affirme ne pas être au courant des diverses tentatives de créer au niveau européen des commissions d'enquêtes à son sujet. Elle nie « l'existence de comptes parallèles et de comptes destinés à des particuliers » en son sein. En revanche, la société reconnaît qu'« un établissement bancaire peut demander à avoir un compte non publié, c'est-à-dire un compte seulement connu des établissements concernés par la transaction, des autorités de contrôle et des auditeurs de l'entreprise ». Elle assure avoir « dépensé 15 millions d'euros d'audits divers pour examiner, sans avoir rien trouvé », les accusations contenues dans les livres de Denis Robert. Clearstream affirme également avoir « collaboré aux trois perquisitions de la justice luxembourgeoise et à la visite d'un juge français » : « Nous leur avons tout ouvert, on peut difficilement faire plus. »

Concernant ses liens avec la Menatep, Clearstream répond que si « la Menatep peut avoir des comptes bizarres, elle n'a pas été fermée pour cause de blanchiment ». La société souligne qu'elle traite avec « des banques agréées par leur pays d'origine », mais pas « avec des établissements inscrits sur la liste noire du Groupe d'action financière », un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment.

A. S.