Karl Stoeckel, président de l'Union nationale lycéenne, en terminale ES à Paris.

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« Jamais un président de l'UNL n'a raté son bac. » Après avoir été de toutes les manifestations, Karl Stoeckel a la pression pour rattraper le retard. D'un point de vue syndical en revanche, tout va bien. Né en 1994, l'UNL s'est imposé au sein de l'intersyndicale anti-CPE. « Dès le départ, nous nous sommes mobilisés pour sensibiliser dans les lycées », analyse l'intéressé qui reconnaît que cet épisode marque « un tournant pour l'UNL sur le plan médiatique, et pour les lycéens sur le plan du syndicalisme ». La surprise est venue de la diversité des actions des lycéens qui n'ont pas hésité à bloquer gares ou routes. « Nous étions prêts à paralyser le pays. » Pour lui qui a déjà certains tics du langage syndical, on imagine que l'engagement va se poursuivre surtout après une telle victoire. « Une victoire des lycéens indépendants », précise-t-il pour mieux affirmer la différence de l'UNL.

D. C.