Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante, master d'AES à Paris-I.

©2006 20 minutes

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Le public a retenu d'elle sa gouaille et sa casquette. L'UMP son « esprit d'ouverture ». Julie Coudry s'est imposée dans les médias alors que selon ses détracteurs, « la Confédération étudiante pèse peu dans les facs ». Pour Julie Coudry, cette exposition n'est pourtant pas due au hasard : « Cela fait trois ans qu'on se construit, il y a un vrai travail de réflexion et de terrain. On montre qu'un nouveau type de syndicalisme est possible. » Si certains à l'UMP la voient à l'avenir en interlocutrice privilégiée, elle revendique sa liberté « de dire oui ou non » et n'a aucun état d'âme à « ne rien lâcher quand c'est nécessaire ». Elle s'insurge contre toute tentative de récupération : « L'avènement, ce n'est pas l'accès au pouvoir du PS, nous nous situons en dehors de ce jeu-là. » Son avenir syndical semble mieux tracé que son futur d'étudiante : « Je suis un peu à la ramasse sur mon mémoire. »

D. C.