Bruno Julliard, président de l'Union nationale des étudiants de France, en master droit public à Lyon-II.

©2006 20 minutes

— 

Ses détracteurs disent qu'il use parfois la langue de bois ou qu'il est connoté PS. Mais Bruno Julliard a su préserver l'indépendance de l'Unef durant la crise. En deux mois, il est devenu incontournable au point d'être de toutes les télés, radios, débats. Dommage pour le ministre de l'Education avec qui les relations sont glaciales. « Nous ne souhaitons plus discuter avec lui, mais avec le gouvernement », explique Bruno Julliard qui attend du concret malgré les échéances électorales. « Tout ne se réglera pas en un an, mais il y a des mesures rapides à prendre. » L'étudiant Julliard devait rendre un mémoire sur l'administration des universités en juin. « Je vais demander un report mais je vais le terminer. » Sûr qu'il n'est pas du genre à se défiler. C'est lui qui a décidé que l'Unef boycotterait les élections du Crous en mars quitte à y perdre beaucoup d'argent. « J'assume », répond-il.

D. C.