Plan cancer : les actions achevées et à venir

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Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a indiqué mercredi qu'il n'avait "pas l'intention d'enterrer le rapport" qui recommande la fermeture "sans délai" de 113 blocs opératoires pour des raisons de sécurité, mais qu'il entendait d'abord faire "une enquête sur le terrain".
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a indiqué mercredi qu'il n'avait "pas l'intention d'enterrer le rapport" qui recommande la fermeture "sans délai" de 113 blocs opératoires pour des raisons de sécurité, mais qu'il entendait d'abord faire "une enquête sur le terrain". — Patrick Valasseris AFP/Archives

Quelques chiffres d’abord : 250 000 personnes touchées par le cancer chaque année, dont 150 000 en mourront ; 2 millions de personnes vivant avec, ou en ayant eu, un cancer... La croissance de cette maladie en fait, en 2002, un des objectifs prioritaires du second mandat de Jacques Chirac. Le Président de la République charge Jean-François Mattéi, alors ministre de la Santé, d’élaborer une feuille de route de lutte contre le cancer, étalée sur cinq ans. Le 24 mars 2003 marque la naissance officielle du plan : 70 propositions sont avancées, qui font notamment du cancer du sein et de la lutte contre le tabac les deux piliers du projet, pour un budget total d’1,5 milliard d’euros.

Prévention et dépistage
Depuis 2002, l’accent est mis sur la prévention et le dépistage :
- l’information et l’éducation à la santé sur l’alimentation, l’activité physique, la consommation d’alcool et de tabac et les moyens de se protéger du soleil sont désormais dispensées aux enfants dès la classe de 5ème ;
- la généralisation du dépistage des cancers du sein, du dépistage du cancer colo-rectal et la montée en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, permettent d’espérer 8500 décès en moins chaque année (3500 pour le cancer du sein, 3500 pour le cancer colo-rectal et 1000 pour le cancer du col de l’utérus).

Réorganisation de l’offre de soins
L’offre de soins en cancérologie a été réorganisée autour du patient sur l’ensemble du territoire :
- augmentation de 60 % du nombre des internes en cancérologie et création de 25 postes de chef de clinique et de 130 postes de psycho-oncologue ; doublement du nombre de praticiens hospitalo-universitaires et enfin affectation de plus 13 M€ au renforcement du nombre de personnels de radiothérapie ;
- réduction des jours d’attente d’accès pour les plateaux techniques d’imagerie et de radiothérapie (de 40 jours en 2002, à 31 jours en 2003, 24 jours en 2004 et moins de 20 jours avant la fin de l’année) : à la fois par l’augmentation du nombre de tomographes à émission de positons, système d’imagerie permettant la détection de tumeurs non apparentes à l’IRM et autres scanners (au nombre de 2 en 2002, ils étaient 24 en 2003 pour doubler en 2004 à hauteur de 54 et enfin ils seront 76 en 2006) et par l’installation de 137 nouveaux IRM et 183 nouveaux scanners, en 2003 et 2004 ;
- il existe aujourd’hui 44 réseaux en cancérologie, contre 9 en 2002, et 51 réseaux de soins palliatifs, contre 30 en 2002

Réorganisation de la recherche
Pour mieux organiser la recherche, les ministères de la recherche et de la santé ont favorisé l’émergence de 7 cancéropoles.

Prise en charge globale des patients
- le dispositif d’annonce du diagnostic, avec ses quatre temps (" temps du médical ", " temps du soignant ", " temps du médico social ", et enfin " temps de la coordination " à l’aide du dossier dit " dossier communicant en cancérologie ") sera généralisé fin 2005 ;
- les consultations anti-douleurs sont désormais accessibles dans tous les départements (178 structures).

Actions en cours ou à venir
- accroître le nombre de postes d’hospitalo-universitaires en cancérologie pour augmenter l a capacité d’encadrement des services formateurs
- réformer la formation initiale en cancérologie et prévoir au moins un stage obligatoire
- développer un label « entreprises sans tabac »
- mettre en place des fontaines à eau dans les écoles et les lycées
- repérer et traiter les sites les sites à risque du cancer pour mieux connaître les produits polluants dans l’environnement
- développer les campagnes d’information sur le mélanome
- faire bénéficier aux nouveaux malades d’un parcours de soin personnalisé, avec l’intervention et la concertation de plusieurs spécialistes et du médecin généraliste
- assurer, au sein de chaque région, la constitution d’un pôle de cancérologie.
Etc.

Dans tous ces domaines, c’est désormais l’INCa (Institut National du Cancer), créé par la loi d’août 2004, qui assure la coordination de la mise en œuvre du Plan.

Plus d’infos sur les actions achevées ou à venir le site du Plan cancer
Numéro de Cancer Info Service : 0 810 810 821