Les étudiants lèvent les derniers blocages

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Un parfum de rentrée des classes flotte sur les universités. « Les cours ont repris partout », a assuré hier Yannick Vallée, le responsable de la conférence des présidents d'université. Les lycéens ont aussi rangé leurs banderoles anti-CPE. Dans les facultés, l'heure est au bilan. Pour ce qui concerne les examens, « l'année universitaire peut être sauvée », a estimé hier matin devant quelques journalistes le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien. « Aucune université ou presque n'aura à reporter l'organisation des examens à septembre », a renchéri un de ses conseillers. Les examens auront lieu au plus tard « fin juin-début juillet », confirme Yannick Vallée, et seules une poignée d'universités bloquées pendant neuf semaines, telle Rennes-II, pourraient convoquer les examens en septembre. « Ce serait très pénalisant pour les étudiants obligés de travailler en été pour financer leur année universitaire », estime Gilles de Robien.

L'autre bilan que le gouvernement et des présidents d'université commencent à dresser est comptable. Le ministre des Finances, Thierry Breton, a chiffré les dégradations à « quelques centaines de milliers d'euros de dégâts par université ». Ce serait le cas à Grenoble-III (300 000 e), Toulouse-II (150 000 e) ou Rennes-II (100 000 e). Des chiffres démentis par certaines directions de facultés, comme celle de Nantes (qui avance 40 000 à 50 000 e) ou Lille-III (aucune dégradation en sept semaines de blocage). De son côté, Gilles de Robien a jugé que ce bilan n'était « pas gravissime ».

Une chose semble sûre, aucune aide exceptionnelle ne sera accordée pour faire face à ces dépenses. « Les coûts d'entretien sont à la charge des universités », tranche Gille de Robien.

S. Colineau

Sur les 33 universités françaises (sur un total de 84) qui ne sont pas en vacances, seule Toulouse-III pourrait être encore perturbée ce matin, mais pas bloquée. Toulouse-II et Rennes-II ont voté hier la fin du blocage.