L'espérance d'amour des boomers s'allonge

©2006 20 minutes

— 

Une seconde jeunesse. En 2006, la génération des baby-boomers, ces enfants nés après-guerre qui ont aujourd'hui entre 45 et 59 ans, commence à partir à la retraite. Pour entamer une nouvelle vie. Seul ou à deux ? A l'instar des baby-boomers américains dont la vie sexuelle et amoureuse est si intense que l'hebdomadaire Newsweek y a récemment consacré un numéro spécial, 78 % de nos jeunes seniors se remettent en couple après une séparation, conscients qu'il reste encore vingt ou trente ans à vivre, ou par peur de la solitude.

« Beaucoup d'entre eux sont encore en quête de passion. Parce qu'ils ne l'ont pas toujours vécue. L'idéal reste intact, seule la manière d'envisager le couple a changé », explique Sabrina Philippe, psychologue. En effet, les « jeunes » couples optent souvent pour la cohabitation alternée ou intermittente, voire pour le chacun chez soi. Cette nouvelle vie conjugale peu traditionnelle ressemble à la flex time romance en vogue outre- Atlantique : une sorte d'aventure à mi-temps, flexible, pour le meilleur et rien d'autre.

Loin de vivre un amour platonique, les baby-boomers ont une vie sexuelle plus riche que celle de la génération précédente au même âge. Les 50-54 ans font l'amour deux fois par semaine, un peu au-dessus de la moyenne générale des plus de 35 ans (1,8), d'après une enquête publiée en 2004 par les laboratoires Lilly-ICOS France.

Mais l'égalité des chances dans le domaine amoureux n'est pas toujours garantie. Ainsi, une femme entre 50 et 54 ans a cinq fois moins de chances de refaire sa vie qu'une femme âgée de 25 à 29 ans. Et les divorcés se remettent deux fois plus en couple que les veufs, d'après l'Institut national des études démographiques.

Pour les hommes, plus l'âge de fin d'études est élevé, plus la chance de retrouver une partenaire sur le tard est grande. Les autres peuvent toujours surfer sur l'un des nombreux sites de rencontre dédiés aux jeunes seniors. Internet est justement en passe de s'imposer comme le moyen le plus couramment employé par cette génération pour trouver un partenaire, à défaut de l'âme soeur. Parce qu'il n'y a pas d'âge pour surfer. Ni pour aimer.

L. de C.