Les éthylotests seront dorénavant obligatoires en discothèques

PREVENTION 31% des accidents de la route mortels sont dus à l'alcool...

© 2011 AFP

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Les discothèques vont dorénavant devoir s'équiper de dispositifs «permettant le dépistage de l'imprégnation alcoolique», malgré les critiques des professionnels de la nuit, le texte sur cette mesure étant paru ce samedi au journal officiel.

Les exploitants de discothèques disposent d'un mois pour se mettre en conformité avec cet arrêté signé des ministères de la Santé, des Transports et de l'Intérieur et issu de la loi de mars 2011 dite «Loppsi» (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure).

L'arrêté impose aux «débits de boissons autorisés à fermer entre 2h0 et 7h» de mettre à disposition du public «les dispositifs chimiques ou électroniques certifiés permettant le dépistage de l'imprégnation alcoolique».

Le responsable de l'établissement devra «s'assurer qu'à tout moment la demande de dépistage peut être satisfaite dans un délai inférieur à quinze minutes» et proposer un nombre minimal d'éthylotests, qui est fonction de l'effectif accueilli.

Si un patron de discothèque opte pour les éthylotests chimiques, il devra par exemple être capable d'en fournir au moins cinquante par nuit.

Placés près de la sortie

Les éthylotests doivent en outre être «placés à proximité de la sortie» et «être visibles et signalés par un support d'information», où sera inscrit «Soufflez, vous saurez. Ici, pour savoir si vous pouvez conduire, demandez un éthylotest.»

Sont concernés par cette mesure 2.500 discothèques en France et les bars à ambiance musicale, les cabarets, bars d'hôtel, soit près de 5.500 structures au total, mais pas l'immense majorité des bars de France qui ferment bien plus tôt.

Selon la Sécurité routière, 31% des accidents mortels sont imputables à l'alcool et dans 92% des cas, le conducteur alcoolisé est un homme.

Le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL), principale organisation représentant cette profession y voit un texte «anti-boîtes de nuit» et a promis de s'y opposer.