Les syndicats exigent une réponse claire

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Fini de rire. Syndicats de salariés et organisations étudiantes attendent dès aujourd'hui un message clair et définitif du gouvernement concernant le retrait du CPE, sans quoi, la mobilisation se poursuivra et se durcira, menacent-ils.

Au terme du week-end, les centrales syndicales, exaspérées par l'attitude du gouvernement, ont exigé que le conflit soit tranché par la loi avant le 17 avril, début des vacances parlementaires. Retrait, abrogation ou suspension du CPE, elles refusent de jouer sur les mots. « Il faut que le CPE disparaisse tout de suite », estime Jacques Voisin, de la CFTC. « Le débat se déroule au-dessus de la tête des gens au profit de calculs politiques », ajoute son collègue de la CFDT, Rémi Jouan. Les douze organisations anti-CPE ont décidé de se retrouver aujourd'hui en fin d'après-midi.

Côté étudiants et lycéens, la radicalisation semble déjà se confirmer. La Coordination nationale lycéenne et étudiante, réunie ce week-end à Lyon, a l'intention de renforcer la mobilisation anti-CPE, malgré le début des vacances scolaires dans certaines zones. « Nous voulons poursuivre les blocages d'axes routiers et d'entreprises, nous voulons aller vers le blocage du pays et la grève générale », a déclaré Marlène Benquet, une des porte-parole de la coordination. « Si le retrait du CPE est clair et net [aujourd'hui], ce sera aux assemblées générales de décider de la poursuite ou non du mouvement », a expliqué hier Bruno Julliard, leader de l'Unef. Mais, étudiants et lycéens ont d'ores et déjà appelé à une nouvelle journée d'action, dès demain.