Sohane, le crime à l'origine de la création de Ni Putes Ni Soumises

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Le 4 octobre 2002, la France découvre Sohane Benziane et la condition des femmes dans les cités. Très vite, un mouvement de défense des femmes occupe l’espace médiatique en lançant un message fort : « Ni Putes, Ni Soumises ». Banderoles et tee-shirts frappés de ce message choc éclosent lors de la « Marche des femmes contre les ghettos et pour l’égalité », organisée notamment par Fadela Amara, figure emblématique du futur mouvement. Cette marche sillonne les grandes villes de l’hexagone, avec pour objectif d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la condition des femmes dans les cités. Le départ est donné le 1er février 2003, à Vitry-sur-Seine, en hommage à Sohane, et s’achève le 8 mars à Matignon où les marcheuses sont reçues par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, et trois de ses ministres (Nicole Ameline, Jean-Louis Borloo et François Fillon). Suite au succès de la Marche des femmes, Fadela Amara et son équipe se constituent en association de 1901, le 14 avril 2003. Ni Putes Ni Soumises naît officiellement et ne va plus quitter l’espace médiatique. Sa charismatique présidente, Fadela Amara, est sur tous les écrans et publie, en collaboration avec une journaliste du Monde, le livre « Ni Putes Ni Soumises », essai qui se veut un outil à l’attention du grand public, des institutions et des chercheurs. Deux autres figures du mouvement émergent : Samira Bellil, dont le récit Dans l’enfer des tournantes, paru en 2002, connaît un succès immédiat, et Loubna Méliane, qui, dans Vivre libre, raconte son parcours militant. La première est décédée en septembre 2004, des suites d’une longue maladie. La seconde anime une émission de radio sur Fun Radio.
Depuis 2004, le mouvement poursuit son travail de sensibilisation, multipliant les actions de communication.

Le site officiel de NPNS
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