A Paris, billes de paintball contre les casseurs

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Un coup de pistolet à air comprimé, le casseur est marqué d'une tache de peinture et les CRS chargent pour l'extirper de la foule. Hier à Paris, les forces de l'ordre, 4 000 policiers et gendarmes déployés, ont multiplié les arrestations musclées après la manif contre le CPE. Hier soir, la police faisait état de près de 200 interpellations.

A partir de 16 h 30, des centaines de jeunes, visages cachés sous une capuche ou une écharpe, ont pris à partie les CRS pendant près de quatre heures, place de la République.

Les premiers troubles avaient débuté peu avant avec l'arrivée du cortège le service d'ordre de la CGT jouant de la matraque et du gaz lacrymo pour repousser un groupe de casseurs. Vers 18 h 30, des manifestants d'extrême gauche sont venus prêter renfort aux jeunes. Insultes, doigts d'honneur, jets de bouteilles : casseurs et CRS ont joué au chat et à la souris, les policiers pourchassant des bandes d'une dizaine de jeunes d'un bout à l'autre de la place, dans une grande confusion.

Mais les violences d'hier étaient moins fortes que celles sur l'esplanade des Invalides, lors de la dernière manif dans la capitale, le 23 mars. Hier, quelques vitrines de commerces ont été cassées, mais aucune voiture n'a été incendiée et les casseurs ont peu agressé les autres manifestants. Parti de la place d'Italie, le cortège a défilé dans le calme, des policiers en civil surveillant tout débordement.

Bastien Bonnefous