Une grève mais peu de bousculades

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Le mardi noir n'a pas eu lieu. Hier, les usagers des transports en commun franciliens avaient pris leurs précautions. « Des collègues ont posé des RTT » ; « Mon mari reste travailler à la maison », expliquaient hier plusieurs d'entre eux. Au point que sur les quais, les effets du mouvement social étaient à peine perceptibles, malgré un trafic réduit.

La ligne 2 du métro était la plus touchée, avec un train sur trois qui circulait, tandis que sur les lignes 1, 4 et 14 le service était considéré comme « excellent » par la RATP. Sur la ligne 7, où le trafic était annoncé « très perturbé », l'attente n'excédait pas dix minutes. Idem pour les RER A et B, qui fonctionnaient à plus de 50 %, et où les bousculades n'étaient pas plus brutales qu'un jour classique.

Comme à l'accoutumée, les banlieusards ont été les plus pénalisés, avec certaines lignes totalement supprimées, « mais 51 % des trains circulent, en moyenne », assure la SNCF. « Si les trains sont moins nombreux, ils semblent particulièrement à l'heure par rapport à une journée normale ! », s'est étonné Philippe, 56 ans. En surface, les bus roulaient à bonne allure, et 70 % du trafic était assuré, avec de grosses inégalités selon les dépôts. Si, place de Clichy un retraité a fait demi-tour « après une demi-heure d'attente », un conducteur de la ligne 26 a lancé avec humour « Il y a peu de voitures, on va même un peu trop vite ! » La circulation automobile était en effet assez fluide. Le centre d'information routière d'Ile-de-France n'a pas enregistré d'affluence record. « Il y a eu un pic de circulation un peu plus important que d'habitude entre 7 h et 8 h, mais ça s'est vite normalisé », indique un agent de la salle de commandement. Côté trafic aérien, 150 vols ont été annulés au départ de Roissy et d'Orly.

Magali Gruet