OM : deux ans ferme requis contre Courbis

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« Il y a un très gros paquet de fric sur la table, et on se gave. Les sommes en jeu amènent à écarter les lois et les règlements. » Hier, le procureur Marc Cimamonti a disséqué le dossier des transferts suspects de l'OM entre 1997 et 1999. Au début du procès, le parquet avait déclaré qu'il tiendrait compte du « rôle social » de l'OM à Marseille. A l'arrivée, Marc Cimamonti a requis trois à quatre ans de prison avec sursis contre l'actionnaire principal Robert Louis-Dreyfus et deux ans ferme contre l'ex-entraîneur Rolland Courbis.

Pour le procureur, RLD n'a pas pu comme il le prétend se contenter de « fixer une enveloppe globale » sur le montant des transferts. « C'est de la mauvaise foi, estime-t-il. Dès l'arrivée de Laurent Blanc, le premier gros transfert depuis le rachat du club en 1996, Roussier, président délégué de l'OM à l'époque, informe Louis-Dreyfus des exigences de Blanc et son agent sur la rétrocession d'une partie de l'argent du transfert. » Le procureur estime aussi que Courbis a bien touché des commissions sur les transferts de Ravanelli et Dugarry. « Entre joueurs et clubs, l'entraîneur a été tenté par un rôle d'agent occulte », tranche le procureur. F. L.

agents Le procureur a aussi requis de la prison ferme contre des agents de joueurs : deux ans contre Gilbert Sau, un an contre Licio d'Onofrio et Jean-François Larios, absent lors de l'audience.