Face à Villepin, l'unité des syndicats préservée

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Le Premier ministre n'aura pas réussi à lézarder l'union ce week-end. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT l'a rappelé hier dans le JDD : « Je n'ai aucune crainte sur une division syndicale qui serait le plus grand service à rendre au gouvernement. »

Si Dominique de Villepin a reçu pour la première fois depuis le début de la crise les syndicats, vendredi à Matignon, la signification du geste était double : entamer le dialogue et tester la solidité de l'union. Il n'y avait que les cinq grandes confédérations, CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC et non l'ensemble des forces mobilisées contre le projet du gouvernement. Et surtout pas les syndicats étudiants et lycéens pourtant à la pointe de la contestation.

A la sortie, Bernard Thibault a estimé que « la seule chose que nous ayons obtenue, c'est que le Premier ministre reçoive les organisations de jeunes samedi matin ». Les syndicats étudiants et lycéens ont en effet été invités à Matignon pour discuter. Mais, dès vendredi soir, les principales organisations, l'Unef, la Cé, l'UNL et la Fidl ont décliné l'offre. Elles ont expliqué au cours d'une conférence de presse qu'elles souhaitaient comme préalable le retrait du CPE, une lettre en ce sens a été est remise à Matignon, accusé de « verrouiller » le débat. Seuls les représentants de la Fage, opposés au CPE, et de l'UNI, proches de l'UMP, se sont déplacés, le dossier reste au point mort. Si les organisations de jeunes et de « vieux » ont compris qu'elles avaient jusqu'à présent besoin les unes des autres, reste à savoir si cette union peut tenir encore longtemps.