Les transferts pas très clairs de l'OM

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Marseille, de notre rédaction locale

Dugarry et Ravanelli à la barre ? Le procès des comptes de l'OM devrait examiner cette semaine sept transferts avant l'audition des témoins, dont les deux anciennes vedettes de l'OM. La semaine dernière, les débats devant le tribunal de Marseille ont mis en lumière le flou qui entourait les transferts entre 1997 et 1999.

Une réglementation inefficace

A l'époque, les textes prévoyaient que tout transfert d'un joueur depuis ou vers l'étranger devait passer par un intermédiaire français. Une règle presque jamais respectée par l'OM. « Je ne connaissais pas ce règlement» assure Jean-Michel Roussier, ex-président délégué du club. Informée de chaque transfert, mais sans réels moyens d'investigations, la Ligue n'a jamais rien trouvé à redire.

Les agents palpent de partout

Les sept transferts examinés la semaine passée ont tous donné lieu à des versements de commissions aux agents de joueurs dans des paradis fiscaux. Une partie de ces sommes aurait été reversée aux joueurs sur des comptes offshore. Les irrégularités (utilisation d'entraîneurs comme intermédiaires, absence d'agrément Fifa...) sont aussi nombreuses que peu sanctionnées.

Robert Louis-Dreyfus, responsable ou coupable ?

L'actionnaire principal de l'OM clame qu'il ne négociait pas les transferts. A deux reprises pourtant, lors de la prolongation de contrat et du transfert du défenseur Cyril Domoraud, deux des prévenus assurent que Robert Louis-Dreyfus a discuté directement de la commission versée à l'agent du joueur et à ses intermédiaires.

Frédéric Legrand