L'IGPN ne reconnaît que des baffes

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Des gifles, mais pas de torture. L'inspection générale de la police nationale (IGPN), qui a rendu son rapport vendredi, a réfuté toute torture policière sur des islamistes en 1995, comme l'affirme le livre Place Beauvau : la face cachée de la police. Pour l'IGPN, qui a entendu 179 personnes, les soupçons de torture à l'électricité « ne demeurent que pour un seul » gardé à vue à Lyon, mais ils n'ont pu être « corroborés par aucun témoignage ». Si les faits sont exacts, selon l'IGPN, ils mettent en cause un enquêteur « cagoulé, qui aurait agi à la vue de l'un de ses collègues ». Aucun des deux n'a pu « être identifié ».

L'IGPN, par la voix de son directeur, Jacques Lamotte, a seulement reconnu des gifles de policiers non identifiés. Concernant des sanctions, le directeur général de la police nationale, Michel Gaudin, a indiqué que le dossier a été transmis à la justice, mais que « la loi prévoit des prescriptions ».

Les auteurs de Place Beauvau, présents vendredi, ont maintenu leurs accusations. « En 1995, il y a bien eu des actes de torture commis par un petit nombre de policiers sur un petit nombre d'islamistes, et nous sommes prêts à défendre ceci devant la justice », a déclaré Jean-Michel Décugis.