La navire attendu à Brest, l'amiante reste en rade

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Michèle Alliot-Marie a annoncé hier que le Clemenceau reviendrait au port militaire de Brest (Finistère) en passant par le cap de Bonne-Espérance.

Selon le ministère de la Défense, il doit « faire demi-tour dans les prochaines heures ou les prochains jours ».

Le navire évite donc le passage du canal de Suez et un éventuel nouvel imbroglio diplomatique avec l'Egypte semblable à celui qui l'a retardé à l'aller.

Le coût du retour devrait s'élever à un million d'euros et sera pris en charge par l'Etat.

Pour Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France, le Clemenceau doit désormais être « désamianté en France, ce qui est possible techniquement aujourd'hui.

Nous demandons l'application du droit.

Il existe une législation précise en la matière même si, comme l'a prouvé le bilan 2005 de la campagne de contrôle des chantiers français, 67 % sont en infraction avec la législation de 1997 ».