Grippe avaire : les volailles assignées à résidence

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Les experts vétérinaires de l'UE réexaminent jeudi les mesures prises pour contrer la grippe aviaire, alors que plusieurs  Etats membres redoublent de précaution face à la multiplication de cas détectés sur des oiseaux sauvages.
Les experts vétérinaires de l'UE réexaminent jeudi les mesures prises pour contrer la grippe aviaire, alors que plusieurs Etats membres redoublent de précaution face à la multiplication de cas détectés sur des oiseaux sauvages. — Franck Perry AFP

Tous au poulailler.

Face au risque d'arrivée de la grippe aviaire sur le territoire, la France a décidé hier de confiner toutes ses volailles élevées en plein air ou détenues par des particuliers.

Volailles d'élevage, de basse-cour et oiseaux d'agrément ne doivent donc plus pointer le bout du bec dehors.

Jusqu'à présent, le confinement n'était obligatoire que dans 58 départements.

En cause, les oiseaux migrateurs potentiellement infectés qui survolent le pays et peuvent contaminer leurs cousins sédentaires français.

La période la plus à craindre, selon les experts, est le début du printemps, avec l'arrivée des migrateurs d'Afrique.

En plus du confinement, le gouvernement a annoncé hier la vaccination obligatoire – aux frais de l'Etat – de tous les canards et oies d'élevage vivant en « zone humide » dans trois départements (Landes, Vendée et Loire-Atlantique).

Considérés comme « porteurs sains », ces volatiles peuvent être infectés par le virus H5N1 de la grippe aviaire sans mourir rapidement, augmentant le risque de contaminer d'autres oiseaux.

Hier, le ministère de l'Agriculture a assuré que « toutes les basses-cours » seront contrôlées.

Difficile pourtant de croire que tous les Français qui possèdent quelques poules ou canards dans leurs fermes vont les enfermer.

Prudent, le gouvernement a donc préconisé de respecter des « mesures d'effet équivalent » comme la pose de grillages ou de filets, si le confinement « n'est pas possible techniquement ».

Fataliste, le producteur de poulets en plein air, Fermiers de Loué, a estimé hier que ces nouvelles mesures ne vont « pas forcément rassurer le consommateur ».

B. B.
Devant la baisse de consommation de volailles en France, de nombreux industriels envisagent de recourir au chômage partiel. Pourtant, il n'y a à l'heure actuelle aucun risque à manger de la viande de volailles.