Une garde à vue, de nouveaux cas et beaucoup de questions

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Mardi, le procureur et la police judiciaire faisaient état, lors d'une conférence de presse, d'au moins quatre tentatives de séduction, dont une, celle d'Ilan, avait abouti à un enlèvement puis à sa mort après trois semaines de séquestration.

Hier, le nombre de cas a encore augmenté, sans que les enquêteurs souhaitent en donner le nombre exact.

Le numéro d'appel mis en place après la diffusion de deux portraits-robots n'a pas permis d'avancée significative, mais une piste sérieuse est suivie.

Un homme d'une trentaine d'années interpellé mardi, dont la garde à vue a été prolongée hier soir de 24 heures, aurait été en contact avec les ravisseurs dans le but de servir d'intermédiaire lors de la remise de la rançon.

« Un prestataire de service », dit-on au Palais de Justice.

Hier, en début de soirée, l'homme continuait toutefois d'affirmer n'avoir jamais rencontré ces ravisseurs, aux mobiles et aux profils toujours obscurs.

Certains membres de la communauté juive, dont des amis d'Ilan, ont pensé que sa religion avait pu jouer un rôle dans l'enlèvement ou dans son issue tragique.

« Allez chercher l'argent dans votre communauté », a lancé un jour un des ravisseurs, au cours d'un appel.

« Mais il n'y a jamais eu d'autre allusion ou d'insultes, précisent les enquêteurs.

Et surtout, parmi, les cibles, il y a plusieurs non-juifs.

Cela ne peut donc pas être retenu comme un des critères.

» Les conversations enregistrées n'ont par ailleurs pas permis de détecter un quelconque accent.

C'est donc essentiellement à partir des lieux depuis lesquels les appels et les mails ont été envoyés que les policiers tentent toujours de retrouver des indices.

M. H.
Recherchés pour « assassinat, enlèvement et séquestration en bande organisée avec actes de torture et de barbarie », les coupables risquent la prison à perpétuité.