Chirac reprend la barre du «Clemenceau»

L'affaire de l'amiante du Clemenceau s'envenime

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L'affaire de l'amiante du Clemenceau s'envenime

Hier, l'Elysée a annoncé que Jacques Chirac s'était saisi « directement du dossier au vu des derniers développements »

Une déclaration qui précède la visite officielle du Président en Inde dimanche

L'Elysée a cependant précisé que cela ne signifiait pas le dessaisissement du « ministre compétent », Michèle Alliot-Marie

Signe néanmoins que l'Etat semble de plus en plus embarrassé

Plus tôt dans la journée, la ministre de la Défense a demandé au procureur de Marseille d'ordonner une enquête sur des « présomptions d'irrégularités » de la part de Technopure, la société ayant effectué un premier désamiantage du navire en France

Le ministère de la Défense mentionne notamment les 30 tonnes d'amiante extraites du navire dont la trace aurait été perdue et la « disparition d'équipements »

Technopure a déclaré que cet « écart » de 30 tonnes n'existe pas et a précisé ne pas être en relation avec l'Etat mais avec la « Sdic »

Selon nos informations, la Sdic est une société de droit panaméen créée pour l'occasion

Un proche du dossier parle de « société écran » sous-traitant le dossier pour le ministère

Pour le Collectif anti-amiante de Jussieu, avec cette action en justice, le gouvernement risque de voir étaler l'ensemble du dossier, « dont le nom des sociétés françaises contactées pour désamianter le Clemenceau et les clauses de confidentialité qui leur interdisent d'en parler » même si elles n'ont pas obtenu le contrat

Greenpeace estime que ce nouvel imbroglio juridique « ressemble beaucoup à une diversion au moment le Clemenceau doit revenir de toute évidence à Toulon »

Arnaud Sagnard

expert Paul Röder, un expert ayant étudié le dossier remis par l'Etat à Technopure pour le désiamantage du navire, estime qu'on peut présumer que l'Etat « ne voulait pas ou ne pouvait pas définir » les objectifs des travaux.

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