Société Au 40e Midem à Cannes, l’industrie du disque cherche à s’adapter à la révolution numérique

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D’ici à 2010, un quart des revenus des maisons de disques proviendra de la musique dématérialisée. Et il ne faudra pas longtemps avant que celle-ci prenne le dessus sur les ventes physiques. D’ici là, il reste à trouver des modèles économiques adaptés aux besoins du grand public. Lors du 40e Midem à Cannes qui se termine aujourd’hui, tous les regards des industriels de la musique se sont tournés vers la téléphonie mobile. Normal, les perspectives de développement y semblent beaucoup plus lucratives. Alors que les plates-formes de téléchargement payantes n’ont représenté que 1 % du chiffre d’affaires de l’industrie du disque en 2005, les revenus issus du téléphone mobile avoisinent eux les 6 %. Et les consommateurs semblent prêts à investir. « Le même qui pirate un morceau sur le P2P est prêt à payer 2 e pour une sonnerie », constate Pascal Nègre, patron d’Universal Music France. « C’est un monde nouveau qui peut transformer l’industrie musicale », estime au Midem, Ralph Simon, président du consortium Mobile Entertainment Forum, qui regroupe des entreprises de téléphonie mobile. Alors que l’essentiel des revenus provient des sonneries, les industries du disque et de la téléphonie mobile fondent beaucoup d’espoir sur la nouvelle génération de portables 3G à la qualité de son proche de celle des baladeurs numériques. Des progrès susceptibles de faire exploser le marché des téléchargements de morceaux entiers et de la vidéo musicale. David Carzon

les chiffres 440 millions d’euros de chiffre d’affaires générés en 2005 dans le monde par la téléphonie mobile dans le domaine de la musique numérique. 96 % des revenus de la musique numérique au Japon proviennent du mobile. 10 millions de téléchargements de « produits » mobiles (morceaux, tonalités...), dont 5,5 millions de sonneries, revendiqués par Orange en 2005. 60 millions de baladeurs numériques vendus dans le monde en 2005.