L'anglais, "une vraie faiblesse de notre pays", selon Luc Chatel

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Le niveau d'anglais des Français constitue "une vraie faiblesse de notre pays", a estimé lundi le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, au jour de la création d'un "comité stratégique" destiné à "réinventer" l'enseignement de cette langue, notamment chez les tout-petits.

"C'est effectivement une vraie faiblesse de notre pays, nous ne sommes pas bons en anglais", a constaté le ministre dans un entretien diffusé sur i-Télé.

"Ce n'est pas le problème du nombre d'heures", a-t-il estimé, en soulignant qu'"un lycéen qui présente le baccalauréat a eu 1.000 heures d'anglais dans sa scolarité". "Le sujet, c'est de savoir ce qu'on fait pendant ces 1.000 heures et comment on les répartit tout au long de la scolarité", a-t-il ajouté.

Le comité stratégique qui débutera ses travaux ce lundi devra ainsi réfléchir à des modalités d'apprentissage plus efficaces, s'appuyant sur les nouvelles technologies.

"Aujourd'hui on a des progrès considérables, vous pouvez avoir des locuteurs natifs en visio-conférence dans des salles de cours, ou (...) vous pouvez sensibiliser dès la maternelle à partir de trois ans", a fait valoir M. Chatel. "Je crois à la sensibilisation dès le plus jeune âge", a-t-il rappelé. "On peut tout à fait dès trois, quatre ans, au moment où on découvre le langage, être sensibilisé à la langue anglaise, à des mots, à des comptines, à des chansons", a-t-il poursuivi.

L'idée d'enseigner l'anglais aux enfants dès trois ans a été plutôt mal accueillie par les éducateurs, au moment où des postes d'intervenants en langues vont être supprimés en primaire.