Joggeuse disparue: un corps découvert près de Bouloc

FAIT-DIVERS Il n'a pas encore été identifié...

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Un hélicoptère de la gendarmerie participe aux recherches de Patricia Bouchon, la joggeuse disparue près de Bouloc (nord de la Haute-Garonne), le 16 février 2011.
Un hélicoptère de la gendarmerie participe aux recherches de Patricia Bouchon, la joggeuse disparue près de Bouloc (nord de la Haute-Garonne), le 16 février 2011. — F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Une étape décisive dans l'enquête? Un cadavre a été découvert ce mardi en fin de journée à 10 km de Bouloc, le village de Haute-Garonne où la joggeuse Patricia Bouchon a disparu le 14 février, a-t-on appris de source proche de l'enquête. «Un chasseur a trouvé un corps, mais il est trop tôt pour tirer la moindre conclusion. Pour l'instant, nous ne sommes pas en mesure de savoir s'il s'agit de Patricia Bouchon», a déclaré à l'AFP un enquêteur qui se rendait sur les lieux de la découverte. Mais selon le parisien.fr, il s'agirait du corps d'une femme dont la morphologie et les vêtements correspondraient à Patricia Bouchon.

Une équipe de la gendarmerie scientifique sur place

Le procureur de Toulouse Michel Valet a été informé qu'un corps avait été localisé, a-t-il confié à l'AFP, sans donner de précision. Selon RTL, une équipe de la gendarmerie scientifique se trouvait sur les lieux pour procéder aux relevés d'empreinte ADN qui devraient permettre d'identifier le cadavre. Secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille, Patricia Bouchon a quitté sa maison de Bouloc, au nord de Toulouse, le 14 février vers 4h30 pour aller faire son jogging, comme tous les matins avant l'aube, dans la campagne alentour. Elle n'est jamais réapparue.

Dans le cadre de cette enquête de longue haleine menée par la gendarmerie, deux hommes ont été placés en garde à vue puis relâchés. Le jour de sa disparition, des traces abondantes du sang de Patricia Bouchon, des effets personnels ont été retrouvés sur un chemin de terre dans le secteur où elle allait courir. Pour les enquêteurs, il ne fait plus de doute qu'elle a été victime de violences, même s'ils n'en connaissent pas les causes et la nature.

Dans les jours qui ont suivi la disparition de Patricia Bouchon, jusqu'à 300 gendarmes ont été mobilisés pour la rechercher. Les plaines du Frontonnais, une zone au nord de Toulouse parsemée de vignes, de champs et de bois ont été ratissées et des plongeurs ont même sondé rivières, canaux et puits.