Meurtre d'une Française au Guatemala: la famille vient relancer l'enquête

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La mère d'une Française assassinée au Guatemala il y a un an demande que justice soit faite et a offert une récompense de près de 4.000 dollars à quiconque apporterait des informations permettant d'arrêter le coupable présumé.

Meurtre

«Evidemment, je demande justice», a déclaré à l'AFP Edwige Denèfle-Laigne qui s'est rendue au Guatemala un an après l'assassinat de sa fille Florence Denèfle.

«Je veux parler de ma fille, une Française qui travaillait comme professeur et oeuvrait dans des associations caritatives. C'était une altruiste et elle se sentait très bien au milieu du peuple guatémaltèque», a déclaré Edwige Denèfle-Laigne au cours d'une conférence de presse.

«Les autorités guatémaltèques se sont beaucoup mobilisées. Il y a des progrès dans l'enquête et maintenant j'espère qu'on va arrêter le coupable» le Guatémaltèque Christian Martinez Castillo, considéré comme l'auteur du crime, a-t-elle ajouté.

Information judiciaire

Florence Denèfle, 33 ans, a été enlevée puis assassinée entre les 24 et 25 mars 2010. Sa voiture avait été retrouvée à 200 mètres de son domicile et son corps, pieds nus, à 17 km de là. Rien ne lui avait été volé.

Ancien petit ami de cette enseignante au lycée français de la capitale, le Guatémaltèque Christian Martinez Castillo, accusé de l'avoir tuée par «jalousie», est en fuite depuis l'assassinat.

D'après Norma Cruz, responsable de la Fondation Sobrevivientes (Survivants), financée par le secrétariat présidentiel à la Femme, l'enquête a montré que Martinez «profitant de la confiance (de Florence Denèfle) a proposé de la raccompagner chez elle en voiture» où «il l'a asphyxiée jusqu'à ce que mort s'ensuive, puis il a jeté le cadavre» dans une ferme à quelque 20 km à l'est de la capitale.

Une information judiciaire a été ouverte en décembre, avec la saisie de deux juges d'instruction, selon l'avocat de la famille, Me Etienne Nicolau. Selon lui, cette procédure avait pour but de permettre à des policiers français d'enquêter sur place, ou de faire réaliser en France des analyses techniques qui ne peuvent pas être réalisées au Guatemala faute de moyens adéquats.