Près de 10.000 antinucléaires près de Fessenheim, près d'un millier à Paris

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Près de 10.000 manifestants, selon la police allemande, se sont rassemblés dimanche près de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France, pour demander, comme des centaines de d'autres à Paris, Colmar ou Nantes, un désengagement du nucléaire.

Le réseau "Sortir du nucléaire", rejoint par une soixantaine d'organisations nationales, avait appelé à manifester sa "solidarité avec le peuple japonais" après le tremblement de terre et le tsunami qui ont touché le pays le 11 mars et à réclamer un débat démocratique sur le choix énergétique de la France.

A une dizaine de kilomètres de la centrale de Fessenheim, en service depuis 1977, près de 10.000 manifestants, selon la police allemande, se sont rassemblées à Chalampé (Haut-Rhin).

Une grande majorité des manifestants venaient d'Allemagne.

Parmi les slogans on pouvait lire "Tchernobyl, Fukushima, Fessenheim ?", ou "Switch off" ("Eteignez").

"En solidarité avec le peuple japonais, le but de la manifestation est de demander la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim", ont indiqué les organisateurs.

Un rassemblement beaucoup moins important (environ 300 personnes) s'est tenu à Colmar, où se déroulera lundi une réunion de la Commission locale d'information et de surveillance (Clis) de la centrale nucléaire de Fessenheim.

A Paris, la rassemblement organisé près de l'Assemblée nationale a réuni près d'un millier des personnes (900 selon la police) dont des responsables politiques d'Europe Ecologie-Les Verts, Front de gauche, NPA ou Cap 21.

"Le nucléaire est une énergie du passé, une énergie dépassée", a lancé au micro Nadine Schneider, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire", devant des manifestants arborant des banderoles clamant "nucléaire non merci" ou encore "avec le nucléaire vous avez un avenir irradieux".

"Nous demandons d'engager la France sur la voie de la sortie du nucléaire" permanent", a-t-elle ajouté.

Le réseau "Sortir du nucléaire" avait annoncé 130 manifestations dans toute le France.

A Nantes, le rassemblement a regroupé environ 300 personnes, dont certaines portaient des masques blancs avec le symbole des radiations dessus ou des masques à gaz, ont manifesté, a constaté l'AFP.

Elles étaient 200 à Caen, environ 150 à Lille, plus d'une centaine à Rennes, où certaines avaient ressortis pour l'occasion des portraits des "liquidateurs" de la centrale de Tchernobyl, et une centaine à Angers.

A Bordeaux, où la manifestation a réuni une centaine de militants devant l'Hôtel de ville, une femme brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire en japonais "Solidarité" avec l'inscription Greenpeace.

A Bayonne, c'est en basque ("Nukearri ez milesker") que les manifestants (150 environ) avaient choisi de clamer: "le nucléaire, non merci".

Depuis l'accident de Fukushima, de nombreux ONG et organisations ont appelé à un débat sur l'énergie en France, où la production d'électricité est assurée à près de 80% par des réacteurs nucléaires.